PIERRE VOGEL

pierre vogel

pierre vogel
Nationalité: ch Suisse


Biographie Pierre Vogel

Pierre Vogel est né le 7 mai 1938 à Genève. Après sa scolarité au Collège Calvin il entre à l’Ecole des Beaux-Arts qu’il quitte après six mois pour entreprendre des longs voyages à travers l’Europe, les USA et l’Afrique. A son retour il décide de se consacrer exclusivement à la création artistique. Sa première exposition de peintures a lieu en 1960 à Genève. Pour élargir son vocabulaire de formes et enrichir sa technique picturale il dessine sur la pellicule, étudie la photographie, se passionne pour la gravure et construit sa première presse pour tirer des eaux-fortes.
Passionné de musique aussi bien classique que contemporaine, il construit plusieurs instruments de musique, un orgue, puis sa Vogella, une sorte de grosse guitare à 8 cordes, et un koto.
A la fin des années 60 il réalise des décors pour le Théâtre de Poche, puis il fait la connaissance de Serge Golovine et crée des décors et costumes au Grand Théâtre de Genève pour plusieurs ballets.
A cette époque, il découvre la musique indienne, construit son propre sitar et un surbahar. Il se lie d’amitié avec Ravi Shankar.
Il crée un dancing à Genève, le « Black Bird » qui se distingue par une piste gonflable.
En 1966, il est invité à collaborer à l’illustration de poètes allemands contemporains, publiés dans « Centaur II » édité par H. Raumschüssel à Göttingen. En 1972, il grave et édite l’ouvrage « Parallèlement » (poèmes de P. Verlaine) présenté au Musée de l’Athénée. En 1978, il publie 20 dessins à la plume dans la revue « Obliques » consacrée à Alain Robbe-Grillet (éd. Borderie, Paris).
Dans les années 1989-1993 il réalise plusieurs peintures murales.
Dès 1974 jusqu’en 2005 il expose aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, en Allemagne, en France, en Pologne, au Canada et en Amérique latine, dans les galeries et musées, notamment à la Galerie Cour Saint-Pierre, Europ-Art Palexpo, Musée Rath, Musée d’art et d’histoire à Genève, Helmhaus à Zurich, Galerie Skipholt à Reykjavik, Haus der Kunst à Munich. En 2006 il prend son indépendance en inaugurant le Pavillon de la Tulette, où il montre régulièrement ses travaux et ceux des artistes qu’il estime.


Articles:

la peinture et les arts martiaux


Mes plus grandes passions sont la peinture et le karaté, et je ne saurais
concevoir l'une sans l'autre.
Ces deux arts - car le karaté est un art au même titre que la peinture, la
danse ou la musique - semblent, à première vue, parfaitement opposés
l'un à l'autre. Ne dit-on pas que la peinture est "cosa mentale" tandis que
l'art martial exige avant tout une grande discipline corporelle. Pour moi,
pourtant, le contraire est tout aussi vrai : le karaté, sans un esprit à la
fois
clair et inventif, se réduit à une suite de mouvements violents, dépourvus
de sens; et la peinture, sans l'intelligence de la main, sans une sorte de
maîtrise somme toute physique, n'est que prétention pompeuse, tout
aussi ennuyeuse.
C'est pourquoi je crois que ces deux arts sont parfaitement complémentaires.
Le peintre est seul face à sa toile ou sa feuille, et souvent ses idées
s'enchêvetrent d'une façon inextricable, alors la pratique du karaté en
compagnie des camarades ou des élèves permet de retrouver la fluidité
et la concentration de l'esprit, et par conséquent de la main, sans laquelle
aucun art n'est possible.
Le dessinateur tente de trouver le trait à la fois le plus expressif et le
plus
dépouillé, le karatéka cherche le mouvement le plus efficace et le plus
fluide :
dans les deux cas, il s'agit de capter une sensation fugitive, mais bien
réelle : une sorte de bonheur qui ne se réalise que par l'action.
Pierre Vogel



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